Les obligations: Les différentes sortes d’obligations

Août 23

Les obligations: Les différentes sortes d’obligations

Jusqu’à présent, nous avons parlé des obligations « standardisées », ou obligations « vanilles ». Mais il y a quantité d’obligations différentes, et elles se différencient de façons très diverses.

L’une des considérations capitales pour l’investisseur privé est, bien sûr, l’identité de l’émetteur.

Les gouvernements

Les gouvernements sont les plus gros émetteurs d’obligations du monde et les obligations qu’ils émettent sont en général appelées « emprunts d’Etat ».

Les emprunts d’État ont un risque de non-paiement quasi-inexistant et ce facteur, combiné avec les volumes massifs que les États émettent et l’uniformité (ou l’homogénéité) structurelle des émission, signifie qu’on les achète et qu’on les vend facilement: ils sont « liquides « .

Cela veut dire également qu’ils servent de référence pour les autres types d’émission obligataire. Les emprunts d’État assurent ce que l’on appelle un « taux de rendement sans risque ». Et c’est un guide utile pour jauger le rendement que peut offrir une obligation, à mesure que le risque de non-paiement augmente. Ainsi, par exemple, si un emprunt de l’Etat français ne contient aucun risque de non-paiement, quel est le risque comparatif de non-paiement sur une obligation émise par une entreprise française?

Une dernière chose à noter à propos des emprunts d’Etat est que, à la différence d’autres émissions obligataires qui ont tendance à être détenues de manière passive, ils s’échangent sur un marché très actif. Cela tient aussi au volume et à l’uniformité de l’émission – c’est-à-dire à la liquidité du marché.

Obligations émises par des entreprises

Le marché des obligations émises par des entreprises est le deuxième au monde en termes de volume. Les obligations peuvent être émises sur le marché intérieur; les émetteurs peuvent également élargir leur base d’investisseurs en émettant sur un marché étranger, ou sur le marché international – l’Euro-marché – quelle que soit la devise.

Les investisseurs analysent la qualité de la signature avant de décider si la « prime de crédit » (l’écart de rendement par rapport aux emprunts d’Etat correspondants) est adéquate. Cette opération permettra de déterminer l’attrait de l’investissement potentiel.

Le marché des obligations émises par des entreprises est hiérarchisé sur le même modèle que le marché boursier. Le marché boursier est cependant plus intuitif; il est composé de grands groupes, de petites et moyennes entreprises, de start-ups, etc. Et l’on considère que certains secteurs du marché sont plus ou moins risqués, en fonction de leur capitalisation boursière.

Sur les marchés obligataires, étant donné que les agences de notation de crédit attribuent en fait un degré de solvabilité à chaque obligation, la hiérarchie des valeurs est beaucoup plus formalisée. On sait quel niveau de risque de crédit correspond à telle obligation émise par telle entreprise, grâce à l’évaluation de l’agence de notation. Plus le risque est élevé, plus le rendement est lui aussi élevé. Une fois que l’on investit dans des obligations à rendement élevé (ce qu’on appelait avant les obligations « pourries », et que l’on appelle maintenant les obligations de qualité inférieure), cela représente un très grand risque.

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